Notre mission
Qui sait vraiment ce que représentent concrètement 1 kg, 100 kg ou une tonne de CO₂ ? Pour la plupart d'entre nous, ces chiffres restent abstraits — et il devient dès lors difficile de traduire la conscience climatique en décisions quotidiennes éclairées. Sans point de référence tangible, nous ne pouvons pas peser de manière significative l'impact climatique d'un achat par rapport à un autre, au supermarché ou ailleurs.
L'objectif principal de ClimateCart n'est pas seulement d'estimer l'empreinte carbone de vos courses ; c'est de vous aider à devenir à l'aise avec ce que signifie réellement une empreinte carbone. Scanner les tickets de caisse est le moyen, pas la fin.
Le budget invisible
Le scénario 1,5 °C de l'Accord de Paris se traduit par un budget carbone personnel d'environ 2,5 tonnes de CO₂ par personne et par an. Mais ce chiffre est tout aussi abstrait que ceux figurant sur votre ticket de caisse — et c'est précisément là que réside le problème. Un budget exprimé en tonnes ne vous dit rien si vous n'avez aucune idée de ce qu'une tonne de CO₂ représente réellement.
Voyez cela comme un budget financier. Nous savons tous exactement ce qu'est notre salaire mensuel, et ce que coûtent les courses, le loyer et les transports, alors nous gérons ce budget avec soin et essayons de ne pas dépasser. Notre budget climatique fonctionne en principe de la même manière — nous disposons d'un certain montant que nous sommes autorisés à dépenser — mais nous le dépassons en permanence, parce que nous n'avons aucune vision claire de ce que nous dépensons réellement. C'est l'équivalent d'utiliser une carte de crédit sans jamais recevoir de relevé. Et nous, ainsi que les générations futures, payons le prix de cette invisibilité : le monde brûle parce que personne ne voit le budget que nous sommes en train de dilapider.
Rendre les deux côtés de cette équation tangibles — ce que vous dépensez et ce à quoi vous avez droit — c'est précisément la raison d'être de ClimateCart.
Pourquoi les courses
Les courses alimentaires sont un sujet idéal pour bâtir cette familiarité. Presque tout le monde fait ses courses au moins une fois par semaine, souvent plus. L'application vous met donc face à un chiffre réel d'empreinte carbone à un intervalle petit, régulier et récurrent — semaine après semaine, ticket après ticket. C'est cette répétition qui, avec le temps, construit l'intuition. Vous commencez à développer un véritable ressenti de ce que représentent réellement 1, 10 ou 100 kg de CO₂.
Vers où nous allons
Aujourd'hui, ClimateCart se concentre exclusivement sur les produits alimentaires. Dans une phase future, nous prévoyons d'étendre la même logique aux produits non alimentaires qui atterrissent aussi dans un caddie de supermarché typique — produits d'entretien, soins personnels, articles ménagers. La mission reste la même : rendre l'invisible visible, un ticket de caisse à la fois.
Comment interpréter les résultats
ClimateCart est conçu pour construire votre intuition sur les empreintes carbone au niveau des catégories alimentaires et des habitudes d'achat globales. C'est à ce niveau que les chiffres ont du sens.
À quoi servent les résultats :
- Se faire une idée du poids en CO₂ d'un panier hebdomadaire typique.
- Voir quels groupes alimentaires (viande, produits laitiers, légumes, etc.) dominent votre empreinte.
- Comparer vos propres courses dans le temps et repérer des tendances.
- Explorer comment un basculement vers davantage de choix végétaux modifierait le total.
- Situer votre empreinte par rapport au budget carbone compatible avec l'Accord de Paris.
À quoi les résultats ne servent pas :
Comparer deux produits spécifiques du même type pour trouver « le plus vert » — par exemple le cheddar de la marque A par rapport à celui de la marque B, ou des tomates bio contre des tomates conventionnelles de producteurs différents. Ce n'est pas l'objectif de l'application, et les données sous-jacentes ne permettent pas cet usage. Agribalyse fournit des valeurs moyennes représentatives par catégorie de produit, pas des mesures propres à chaque producteur.
Lisez ces chiffres comme des estimations au niveau des catégories, pas comme des notes attribuées à des produits. Utilisés de cette manière, ils feront exactement ce pour quoi l'application existe : transformer des chiffres climatiques abstraits en quelque chose que vous reconnaissez réellement.